Fin janvier, près de Bastogne, le Winter rally
de nos amis belges, Daniel et Ditter, G.M.C. chaîné,
y participent.
Janvier 2010 - Intemporelle
"Battle of the bulge".
Marulaz.
Epilogue pour Jacques de cette reconstruction de 40 mois,
Véhicules Militaires magazine en son numéro
32 lui consacre son dossier.
Un demi-siècle plus tard.
Si pour Alexandre Dumas et ses trois mousquetaires
ce fut "Vingt ans après.", pour Robert
Alazet et Claude Mention, tous deux anciens du
8ème régiments de hussards, c'est un demi-siècle
plus tard que "Marulaz", Jacques et Serge
les accueillent dans la grande banlieue dijonnaise.
D'une relation résolument @épistolaire
tout au long de la reconstruction, R. Alazet, au demeurant
prolixe historien de ce régiment aujourd'hui dissous,
désireux que nous étions pour notre part et
fort du travail réalisé de ne point par défaut
tomber dans l'a peu près, l'anachronisme, nous
avait guidé pas à pas pour le choix du nom
de guerre, la cohérence des marquages tactiques,
des détails
, en regard du type de la voiture,
de son "tube", de sa période d'exploitation.
Ainsi ce 22 mars dernier étions-nous convenus d'enfin
physiquement nous retrouver autour de "Marulaz",
de s'en aller communément "l'essayer",
voire d'affronter les critiques de nos censeurs.

Au matin, quiet, "Marulaz"
attend.
Compréhensible émotion de part et d'autre,
silence, approche de la voiture, tour d'examen
, puis
tel un cavalier flattant la croupe de sa monture retrouvée,
touché de la main en forme de caresse, avant, évacuant
avec insolence les affronts de ce demi-siècle, de gravir
sur la machine, de s'y installer en tourelle.
A gauche : De gauche à
droite, R. Alazet et C. Mention.
A droite : Algérie, Claude Mention et E.B.R. modèle
51 canon de 75 mm.
Démarrage, ronronnement du douze cylindres
,
puis par routes et chemins environnants, parcours chaotique,
retour vers le garage, où désireux de retarder
autant que possible notre séparation, d'écouter
les anecdotes de R. Alazet, sous officier d'active
qui en 1952 expérimente les premiers E.B.R., d'entendre
également de C. Mention ce qu'était dès
1955, dans le Constantinois, les Aurès
, la reconnaissance,
les patrouilles, les escortes, les appuis feux, la "herse"
,
de ces chasseurs d'Afrique et hussards, avant une séparation
en forme d'au-revoir, un inattendu mais convivial déjeuner
clôt cette journée bourguignonne.
10 & 11 juillet - Troisième dimension
et "mémoire des cimes".
Ordinairement, lorsque l'on évoque la "Campagne
de France" de mai & juin 1940, il n'est en l'esprit
de tout un chacun que combats de plaines, retraites, débandades,
chars, matériels et engins mécanisés
En Rhône-Alpes il n'en fut rien, l'aura de l'"Armée
des Alpes, armée invaincue" qui se battant
sur deux fronts arrête les panzerdivisions à
Voreppe, aux portes de Grenoble, perdure, les exploits et
sacrifices de Bulle, de Castex, de Costa de Beauregard, de
Desertaux à la Redoute Ruinée, les combats d'artillerie
et la destruction à 3 300 m du "Cuirassé
des nuages" qu'était l'ouvrage italien du
Chaberton, sont enracinés, et si les engagements et
exploits dans les montagnes de la frontière franco-italienne
des S.E.S. - Section d'éclaireurs skieurs -
l'élite du ski militaire d'alors ont étés
faibles par rapport à ceux jetés dans les batailles
de France, d'Allemagne et d'Italie, s'y est en revanche ajoutée
une considération particulière des troupes alpines,
l'héroïsme individuel de "l'homme contre
l'homme", lié à l'expérience
du montagnard.
En ce week-end de juillet, soixante dix années plus
tard, la Haute Maurienne se voulait de rendre hommage à
cette Armée des Alpes, qui bien que réduite,
réussie à contenir la poussée italienne
d'effectifs vingt fois supérieurs. Au pied du col du
Galibier, Valloire et son fort du Télégraphe
s'y employèrent, matériels, groupes alpins,
alpinis
, rehaussèrent dignement cette émouvante
commémoration.
Motocyclistes d'un GRDI - Groupe
de reconnaissance de division d'infanterie.
S.E.S. - Section d'Eclaireurs Skieurs
Observateur Alpini,
Plaque commémorative.

70ème anniversaire de
la "Campagne de France".
Reconstitution d'une équipe de pièce de la 10ème
batterie antichar au 93 R.A.M.
http :// 70ème
anniversaire de la "Campagne de France".
25 au 29 août - Salon de Valloire,
l'éclectisme comme thème.
Valloire à nouveau et son salon ou nous n'étions
revenus depuis 2006. Une participation résolument
"alimentaire" et un organisateur prisant les
4x4 militaires qui bien souvent "dame le pion" aux
plus modernes et sophistiqués civils, nous eûmes
en d'autres lieux l'occasion de le démontrer. Une décision
de présenter principalement matériels et engins
"collant" à ce salon, en l'occurrence
un Gama-goat M561 pour ses incontestables capacités
de franchissement - 6 roues motrices, 4 directrices, articulé,
amphibie
, deux chenillés de la neige, un Weasel
M14 et un V.C.T.E. - Véhicule chenillé pour
terrain enneigé - Flextrac Nodwell FNL22 "Canadair".

Dernière acquisition.
Inopinée, lors d'une "visite de routine",
se devant de compléter notre parc "Algérie",
celle de ce Simca Cargo, quasi neuf, qui plus est avec treuil,
complet, sous faible kilométrage
, dormant quiet
depuis une décennie après un passage sous l'arme
de la gendarmerie !
Un samedi suivant, dans la froidure et la neige de la Haute
Loire, à l'issue d'une révision rapide et remise
en route par Thierry et Christian, il s'en est, par la route,
venu rejoindre nos garages.

"Les Lyonnais."
Epilogue de cette saison, la participation de nos véhicules
militaires français des années 1960 - 70 au
tournage de l'une des scènes de ce prochain film d'Olivier
Marchal avec Gérard Lanvin au rôle
principal.
Le "Pitch", dix ans durant, entre 1967 et
1977, issue de la région lyonnaise, une bande organisée
de braqueurs, composée d'un noyau stable de huit personnes
multiplie les braquages - pour le moins 35 - tant en
région que sur le territoire. Leurs "coups"
les plus célèbres, en 1971 le braquage de l'hôtel
des Postes de Strasbourg - l'équivalent de 7,1 millions
d'Euro - l'un des plus gros de l'après-guerre,
en 1975 le rapt de Christophe Mérieux pour une rançon
de 20 millions de francs, l'un d'entre eux soupçonné
de participation au meurtre du juge François Renaud
,
autres temps autres murs, un de ces "Lyonnais"
est aujourd'hui conseiller technique du film.
La scène, en la banlieue lyonnaise et la communauté
gitane d'alors, au petit matin, 400 CRS et gardes mobiles
- l'infographie fera le reste - Alouette II, brigade
cynophile
, interviennent afin d'y arrêter l'un
de ces "lyonnais", et d'évacuer la
dite communauté dans force cars. Tournée au
voisinage de l'aéroport international de Lyon St Exupéry
,
une figuration au parfum d'actualité.
Dans les garages.
Activités fébriles, Fred s'attache à
la totale refonte de son Dodge T 110, Bernard achève
son Command Car, Daniel son Ward la France série 2,
et de front s'en vient de changer les 24 pneumatiques des
roues de la remorque M9 que l'on voit ici lors de sa "sortie
de validation", un fieffé challenge, à
suivre

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