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MVCG
MIDI PYRENEES
Président
: Michel ORLANDO
Guiraudel
- F - 47500 - Cuzorn
e-mail : mvcgmidpy@cegetel.net
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C’est
courant 1983 que furent lancées par Jean-Pierre Dardinier,
(amateur de VM depuis 1968 et membre du MVCG depuis 1978),
les bases d’un club de collectionneurs, réunissant
au départ une petite dizaine d’amateurs de tous horizons
sur plusieurs départements : Lot et Garonne, Lot, Tarn
et Garonne, Gers, Haute-Garonne. Ce fut d’abord, au départ,
un petit galop d’essai sous l’aile du grand frère,
le MVCG Sud-Ouest qui soutint ce corps expéditionnaire
en région Midi-Pyrénées. Une appellation
qui perdura, même si le siège social s’installa…en
Aquitaine ! Mais le titre était déjà
utilisé par une autre association. Deux membres de
l’équipe fondatrice sont encore sur les rangs actuellement,
aux postes de responsabilité, d’ailleurs.
Au retour de Normandie-84,
« MidPy » prit son autonomie et son essor. Bénéficiant
d’un local concédé par la commune de Villeneuve
sur Lot en 1986, le club commença à croître
sérieusement et manifesta dès le début
un attrait particulier pour le matériel rare et majoritairement
lourd. Les effectifs furent variables, les assiduités
diverses, mais il restait un « noyau dur » qui
était la force du club.
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L’aventure
Sherman
C’est
en 1988, alors que le président-fondateur était,
sept années durant, président de la Fédération
française MVCG, que « MidPy » attira l’attention
générale avec le « Sherman de sables »
: le sauvetage d’un M4 récupéré dans une
dune de Gironde. Un bloc de rouille qui nécessita des trésors
de force basque et d’ingéniosité pour le ramener
dans le monde, puis une montagne de travail pour le ramener à
la vie avec les « mécaniciens de l’impossible »,
une équipe efficace et insensible au découragement
autour du doyen Marcel. C’était le premier Sherman de la
FF-MVCG, remis en état de marche. D’autres, depuis, ont
grossi les rangs des survivants.
MidPy a poursuivi sur
la voie peu fréquentée de l’originalité,
avec des digressions délibérées : on vit
apparaître du matériel rare et, de surcroît,
pas toujours US : français de tous âges, allemand,
anglais, suédois, ex-RDA, ex-URSS…Et si le matériel
yankee avait droit de cité, c’était aussi sous les
traits plus jeunes des « M-series », les engins de
la guerre froide qui, eux aussi, font partie de l’histoire.
A l’heure actuelle,
une trentaine de membres ont accepté à l’unanimité
un règlement intérieur strict pour éviter
toute dérive, tout « raté » sur un chemin
voulu paisible et amical. De ce fait, chaque samedi au QG-atelier,
une dizaine de membres du « noyau dur » ont plaisir
à se retrouver pour discuter, s’entraider dans les restaurations
lourdes, s’occuper de l’imposant matériel collectif à
faire fonctionner (deux chars, un semi-chenillé, quatre
gros camions, un petit camion, cinq remorques dont un porte-engins,
un affût quadruple, une cuisine) et, le cas échéant,
se répartir les tâches pour l’organisation de telle
ou telle sortie. Et ceci dans une très large conception
du bénévolat total librement consenti.
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Un
club de poids
Au fil des ans, les
effectifs restent stables mais évoluent cependant : des
anciens s’éloignent, des jeunes prennent la relève
active en découvrant ce monde étrange et la moyenne
d’âge a, fort heureusement, toujours tendance à s’abaisser,
ce qui est garant d’avenir. Si avec les collectivités locales,
de nouvelles générations d’élus ne comprennent
pas toujours notre motivation de « musée vivant
», en revanche les rapports avec l’autorité militaire
sont des plus cordiaux : depuis des années, les chefs de
corps successifs du 48° Régiment des transmissions
d’Agen sont associés à notre banquet d’AG avec d’autres
officiers et sous-officiers amis. En retour, nous sommes fidèles
à leurs « portes ouvertes », tout comme nous
apprécions les sorties de cohésion de plusieurs
jours qu’ils nous autorisent sur le terrain de manœuvre du régiment,
dans un site champêtre et accidenté idéal
pour nos véhicules.
Au total, du Vespa
parachutable au bulldozer Continental à roues, de la motochenille
NSU à l’EBR Panhard, de la M 151 au M 139, du Marmon au
Berliet TBU, de la kübel Trabant au "bulldozer à
roues Continental CR8", du scout-car au half-track, du tracteur
Autocar au TBC-8KT, du Ward la France au Diamond M-20, de l’AMX
13 au Sherman 5° DB, etc. etc., plus de soixante véhicules,
dont plus de la moitié relève de la catégorie
poids lourds ou blindés. Mais il suffit des doigts d’une
main pour dénombrer les jeeps ! Quant au tonnage
global, il pourrait paraître déraisonnable, alors
nous le tairons pudiquement et modestement… |
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"Revival" - un Ward comme neuf !
Le grand
chantier du printemps-été 2005 pour les actifs
de "MidPy" aura été la "mise
à jour" - comme disent les informaticiens
- du wrecker fédéral confié au club de
Villeneuve sur Lot par Bernard Faivre il y a plus de vingt ans
- déjà.
Et ce n'était
pas la première du genre : perçu en 1983 à
Angoulême sans une pièce maîtresse de la
transmission et avec les câbles en vrac, l'engin avait
connu une première restauration rapide afin d' être
opérationnel pour Overlord 1984 au stade de Bayeux.
Et il servit d'ailleurs, au petit matin du 6 juin, à
aller récupérer une jeep folâtre qui avait
fricoté de trop près avec un pont : elle était
sur le parcours officiel, et pour "dégager le
paysage" le Ward-la-France avait fait le trajet aller
et retour - 30 km - pied au plancher avant le cortège
des officiels, au milieu d'une route interdite, bordée
de gendarmes et CRS immobiles…
Un peu plus
tard, ce fut le changement de moteur dans le garage de Carras,
puis le changement des douze pneus, passant du dessin civil
de l'armée française aux crampons "military
style" : une opération assez physique vu le
poids des roues ! Une nouvelle peinture fut aussi appliquée
un peu plus tard.
Et puis
l'engin connut une retraite studieuse en participant à
plusieurs chantiers de restauration : soulever un moteur était
un jeu d'enfant !. Avec un sommet en 1990 où il alla…
aux bains de mer du côté d'Arcachon il participa
de toutes ses forces à l'exhumation du fameux Sherman
ensablé dans les dunes. Cela lui valut un embrayage explosé,
un pare-choc en vrille et en prime un petit bain jusqu'au dessus
du marchepied dans une baïne à la mer montante.
Cela a failli être plus grave !
L'été
2004, lors d'une remise en route, l'on s'aperçut de défaillances
du radiateur, et de porosités suspectes des réservoirs.
Au démarrage, il se mit à fumer noir comme une
usine soviétique d'avant-guerre : le pointeau du carburateur
était resté grand ouvert, collé par les
restes de la vieille essence caramélisée : le
moteur était plus que suralimenté mais il tournait
quand même ! Du coup, décision fut prise d'un sérieux
passage en clinique.
Cela dura
plusieurs mois lors des rencontres hebdomadaires à "l'atelier-club"
le samedi après midi : il y eut la phase "état
des lieux" avec liste des nombreuses réparations,
la phase "démontage" - pas la plus aisée
- puis la phase "réparation", la phase
"remontage", et pour conclure les finitions
dans une belle peinture. Bref, un chantier qui se révéla
plus important et plus laborieux que prévu mais avec
une dizaine de paires de bras décidés et efficaces,
il fut mené à bien. Tout juste dans les temps,
cependant, pour participer à la journée marquant
à Agen le
10ème anniversaire du 48ème régiment de
transmissions - mais sans marquages, faute de temps…!
Bravo à
tous pour ces centaines d'heures de bénévolat
sur l'engin fédéral !
Avec un
litre au moins au kilomètre et deux réservoirs
de 200 litres chacun, reste à trouver des sponsors pour
le carburant !

8
octobre 2005, Agen, 48ème R.T., le Ward la
France
lors de sa première sortie après rénovation
fondamentale.
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