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Les anciens véhicules militaires rendus au monde civil
ont parfois été retouchés, rhabillés,
voire même largement transformés sans toujours
renier le kaki d'origine.
C'est le cas de cette étrange machine trouvée
sur un site de vente du web. Certes, on reconnaît aisément
une bouille de M-201 : il reste une coque sans yeux ni roues
ni vitres, à l'arrière découpé brutalement.
Le tout greffé sur un soubassement moins facile à
reconnaître pour les non-spécialistes de la montagne.
Ces très larges chenilles, façon dameuse de sports
d'hiver, s'enroulent en effet autour d'une série de quatre
roues à pneumatiques aux allures civiles. Cela provient
d'un engin peu courant et qui a pourtant été utilisé
par l'armée française : la chenillette canadienne
Flextrac-Nodwell FNL 22.

FNL 22, troupes de montage et
"ski joering" à chevaux mécaniques.
Cet engin, qui ne circulait jamais sur le "dur",
constitue une rareté puisque commandé en 1971-1972
à 60 exemplaires seulement pour les troupes alpines françaises
où il fait le joint entre le weasel des surplus de Studebaker
et l'actuel Hägglunds suédois. Il porta aussi parfois
un nom plus connu, celui de "Canadair" qui
fabriqua la machine un certain temps. Quelques autres exemplaires
servirent discrètement dans l'armée de l'air et
la marine.

Hors de la neige, les troupes alpines déplaçaient
le Flextrac sur des plateaux de Simca aménagés
tout exprès. Quant à la motorisation, c'était
un Ford essence qui servit aussi à la Mustang.

Survivance du FNL22 en Rhône-Alpes
- Valloire 2010.
Jean Pierre Dardinier.
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