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Au premier plan, casqué,
Antoine Béthouart - 1889 à 1982.
Général de l'armée de terre française.
Dés le début de la seconde guerre mondiale la
Norvège attire l'attention des belligérants.
Carrefour maritime stratégique, ses fjords peuvent abriter
une flotte importante, et, par son port de Narvik, libre
de glaces toute l'année, transitent depuis la Laponie
suédoise et ses mines de fer de Kiruna, dix millions
de tonnes d'un minerai utile à l'industrie de guerre
allemande.
En novembre 1939, l'Union soviétique soucieuse
de protéger son flanc Nord, viole le traité de
non-agression de 1932 ; l'armée rouge attaque la Finlande.
Cette agression motive un premier plan de débarquement
franco-anglais. Dans ce but, en France, alors commandant de
la 5ème demi-brigade de chasseurs alpins, le colonel
Béthouart à charge de constituer un corps
expéditionnaire que la capitulation finlandaise rend
caduc.
Début avril 1940, de nouveaux projets sont en
cours lorsque afin de sécuriser le transport du fer,
avant d'engager la bataille de France le 10 mai, Hitler
attaque la Norvège. En une journée, malgré
de meurtrières contre-attaques des bâtiments britanniques,
par une série d'opérations aéronavales,
les allemands se rendent maîtres des principaux ports.
La première riposte alliée vise Trondheim, Andalnes,
Namsos. C'est dans ce secteur que débarque la 5ème
demi-brigade de chasseurs alpins. Les combats se déroulent
par grand froid, dans la neige, sous des vagues de bombardements.
Alors que britanniques et norvégiens chancellent sous
les coups de la Luftwaffe, les Français s'accrochent
à Namsos incendié. La situation s'aggrave,
le War Office décide le rembarquement.
Le Haut Commandement veut porter l'effort principal sur Narvik.
Bataille navale, puis bataille terrestre après mise à
terre depuis une force maritime, trois bataillons britanniques
débarquent au Nord de l'Ofotenfjord, rejoints par la
27ème demi-brigade de chasseurs alpins et la 13ème
demi-brigade de la Légion étrangère
- D.B.L.E. composée en majorité de républicains
espagnols et de bataillons de chasseurs polonais - toujours
aux ordres de Béthouart, nommé pour l'occasion
et à titre temporaire général de brigade.

Depuis Belley dans l'Ain, l'itinéraire
des troupes françaises vers Narvik,
les frontières de 1939, la voie ferrée, les mines
de fer de Kiruna.

Port de Brest, le Djenné
s'apprête à embarquer ces hommes de la
27ème demi-brigade de chasseurs alpins, 40 officiers,
1 374 hommes,
148 animaux vont prendre place à bord - ECPAD.

Port de Brest, les Peugeot DK5J attendent l'embarquement.

Aux camions, camionnettes et
autres moyens de transport
,
les "alpins" préfèrent et embarquent
leurs "brêles" - ECPAD.
Chasseurs alpins et norvégiens prennent l'offensive
au Nord de Bjervik, la
13ème D.B.L.E. s'empare de cette ville.
28 mai, l'opération de Narvik est déclenchée,
légionnaires et norvégiens atteignent Orneset.
Au Sud, deux bataillons polonais se portent sur Ankenes et Bjersfjord.
Cramponnés à un plateau surplombant la ville,
soutenus par leur aviation, les Allemands ripostent. Les forces
alliées se regroupent, occupent les crêtes, contraignent
l'Allemand à reculer
, Français et Norvégiens
entrent victorieux dans Narvik, les Polonais font jonction
avec des éléments de la Légion étrangère
,
les Allemands sont repoussés sur la frontière
suédoise.

1erjuin 1940 - Steinland, les
vainqueurs de Norvège septentrionale - il manque la Légion
-
posent devant un char français Hotchkiss H39 de la 342ème
Cie Autonome de Chars de Combat.
A gauche les Britanniques, à droite les Polonais, au
centre, les Français,
un chasseur du 12ème B.C.A. et en petits bérets
noirs, l'équipage du char - ECPAD.
Hors pendant ce temps, en France, la situation est devenue
dramatique, les panzers ont percé les lignes françaises,
le corps expéditionnaire britannique est encerclé
dans Dunkerque... Devant la tournure désastreuse des
opérations, ordre est alors donné aux forces alliées
de quitter la Norvège. Le 8 juin les troupes embarquent
pour Brest, elles y arrivent quelques jours avant la fin des
combats.
Serge Pivot.
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