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Irak - "The poor
lonesome Sherman".
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Iraq après Koweït, "cimetière des
éléphants" ordinaire d'un conflit ordinaire
,
des chars husseiniens dans divers états de détérioration,
soit !

"Clin d'il de l'histoire", à
l'écart de ses grands frères, au premier plan
de ce fatras de blindage démonétisé, sans
gloire, penaud
, avec ses chenilles en bandoulière,
à deux pas des rampes de visite, le "poor
lonesome Sherman" d'une autre guerre, semble
attendre en première ligne un hypothétique contrôle
technique, alors que sa destiné le conduira chez les
ferrailleurs !
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Djibouti,
requiem sablonneux.
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| Pays
d'Afrique de L'Est, situé au bord de la mer Rouge, entouré
par la Somalie, l'Ethiopie et l'Erythrée, également
connu sous le nom de "Pays des Braves", à
la fois nom du pays et de sa capitale, la France y établit
protectorat dès 1862.
De 1862 à
1977 - date de son indépendance acquise de la France
- Djibouti est alors colonie française sous les successifs
noms de Territoire d'Obock, Côte françaises
des Somalis, puis enfin Territoire français des
Afars et des Issas

Dans
le petit matin, M-16 à la remorque d'un CLD.
A l'armée et sans doute plus encore à Djibouti,
on fait peu mais de bonne heure
disent les mauvaises langues ?
Souvenirs de cette
présence, laissés par la France, alors récupérés
par l'état devenu indépendant, alignés
en plein air, avec leurs pneus Michelin "route",
ces grands cimetières de la réforme djiboutienne,
ou se côtoient Sherman, half-track, Dodge 6x6, G.M.C.,
Simca VML
, et autres engins dévalués et
poussiéreux.
De quoi chagriner
ceux qui aimeraient bien un WC-63, mais ils sont loin, sans
doute un peu incomplets, épuisés
, seul avantage
s'il en est, il ne doit y avoir beaucoup de rouille
Stéphane
Jeannot - 13ème D.B.L.E. - 1995 / 97.
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2003
- 2007 - Afghanistan.
"Tank connection à Kaboul".
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| Kaboul 2003 - Toujours
au chapitre de l'anecdote, pour les "y'aplusrientistes",
alors que dans le sud les forces américaines pourchassent
toujours Ben Laden et le mollah Omar, pour les habitants de la
capitale afghane, comme pour les forces françaises de l'I.S.A.F.,
les Talibans ne sont plus que mauvais souvenirs.
Témoins des combats, si des centaines de carcasses de
blindées sont abandonnées ça et là,
toujours est-il qu'à l'occasion de la visite d'un officier
français de l'un des camps de l'armée nationale
en la banlieue de Kaboul, au milieu d'une rangée de T-54
et autres survivants de la "guerre froide",
surprise est de tomber sur celles de deux Renault FT17
- fer de lance de la victoire de 1918 - que les Afghans,
disciplinés, ont peint du même vert que celui cher
aux tankistes soviétiques.
Comment sont-ils en ces lieux, pertes en conjonctures :
achat de l'armée afghane d'alors, abandon par une armée
étrangère
, le doute perdure.
Toujours est-il qu'un jour, quel n'est point l'étonnement
de découvrir que l'un est manquant ! Les Afghans interrogés
de répondre que l'U.S. Army l'a enlevé - trophée,
destination d'un musée d'outre atlantique
,
la crainte de voir ce second également disparaître
alors s'installe, qui sait, le temps presse ?
Les américains en ont un, les français veulent
l'autre !
Il est temps de négocier, discussions, palabres
,
l'on cherche à convaincre l'interlocuteur qui subodore
que ces carcasses qui encombraient son parking ont désormais
valeur, le temps de la négociation s'installe, un million
de dollars est paraît-il avancé !
Toujours est-il, que veillant au grain - une demande
officielle est alors transmise, et si l'affaire suit son cours,
l'on ignore cependant si le "petit Renault"
reverra un jour son sol natal ?
Deux années passent, la "Tank connection"
continue, puis en 2007, un autre jour - un beau cette
fois pour l'arme blindée cavalerie - le musée
des blindés reçoit message sibyllin annonçant
l'arrivée prochaine de ce FT17.
Après des décennies passées sous la rigueur
du climat afghan, empli de sable, chenilles totalement grippées
,
il à rejoint réserves et ateliers puis à
l'issue expositions.
Renault FT17, tourelles moulées,
et l'on distingue l'organisation du bloc mécanisme.
Conclusion : en Afghanistan
il n'y a pas que des Talibans !
Serge Pivot.
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