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TOP
HAT 2006 - Hotton.
Il n'est pas loin de 10 heures en cette matinée grisâtre lorsqu'une
petite colonne de l'Indian Head pénètre dans le site
de l'île de l'Oneux à Hotton, l'opération Top Hat
n° 6 vient de débuter.
Les regards
balayent un terrain encore dépourvu de participants puis scrutent
un ciel pas très complaisant. Malgré cela, le montage des infrastructures
logistiques s'engagent. Les visages rougissent avec les efforts
et l'on a chaud. Tiens, le ciel s'est éclairci et semble
plus prévenant ? A peine les derniers coups de maillet sur
les piquets sont ils terminés que déjà des groupes, avec véhicules
kaki et bagages de toutes sortes, demandent à s'installer. Les
précautions ont été prises, le terrain bien repéré, aussi installer
les participants se déroule dans les meilleures conditions,
sur des emplacements choisis et réservés. Tout est O.K. Au niveau
du nouveau bar, la pression monte, et bientôt bières
et limonades, grâce à une parfaite équipe d'opérateurs, n'aura
de cesse de couleur pendant les jours suivants... Le soleil
se couche, et comme pour laver tout ce qui est installé, une
petite pluie - bien belge - raccompagne les troupes vers
leurs tentes respectives.
Tiens donc, en même temps que les six heures sonnées par le
clocher de l'église tout proche, un coq rend l'écho. Premier
réveil. Le lit de camp grince, les articulations aussi, l'équipe
intendance se rend vers la tente-snack. Le perco glougloute
en même temps que son préparateur qui renifle d'une nuit
humide. Avec les premières tasses d'un café fumant, courbatures
et autres craquements disparaissent bien vite. Puis tout s'anime,
on complète, peaufine et raccorde les derniers instruments.
Tout ce petit monde bientôt prêt, les hostilités peuvent commencer.
La compagnie accueil-M.P. à pied d'œuvre dirige les participants
venus en petits convois. Cela ronronne bien et comme
aux grandes manœuvres : jeeps, Dodges, GMC's se braquent
au mieux pour décharger cargaisons, tentes, matériel de bivouac...
Ainsi le camp se remplit et, en fin d'après-midi, ne reste vraiment
pas beaucoup de places, car ce ne sont pas moins de 153 véhicules
et 300 participants qui nous ont rejoints.
Les participants
enfilent l'uniforme et … ça y est, nous sommes comme en 1945.
Pas de ruines, pas de peurs, tous se rassemblent autour d'un
pot. Notre C.M.C. à nous - la cantine en fait - tourne
à son régime de croisière. D'autres "militaires" s'en
vont visiter Hotton qui, un court instant se prend pour une
ville de garnison. Le front est calme, les troupes "s'enivrent"
de musiques d'époque. Il n'y a pas beaucoup d'accents anglais,
mais d'universels rires. Les plus volontaires iront faire la
balade dite "de nuit" et reviendront ravis chevauchant
leurs "four wheels drive". Halte au bar évidemment et
premiers "after action reports". Puis les rangs se s'éclaicissent
pour la nuit.
Rebelote,
au petit matin de ce samedi, les petits-déjeuners sont concoctés
par une équipe Q.M. de 1er ordre.
Consigne
: efficacité et rigolade. La "café-tartines academy"
tourne à bon régime. Les véhicules sont encore endormis, les
équipages se réveillent... Certains ressuscitent des premières
agapes de la veille. Puis le camp se découvre sous un soleil
radieux. Whaou !, c'est beau et que de bonne humeur,
partout. Au milieu de ce petit village de toile : la piste du
jeepkana. Quelques curieux questionnent. Les juges-arbitres
se concertent, se déclarent prêts. L'épreuve est là, reste à
y participer. Pour tantôt sûrement. Le public déambule, toujours
curieux. Le spectacle en vaut la peine. De nouvelles amitiés
se nouent, on discute, on évoque un temps pas toujours connu.
La Harley passe, repasse. Départ pour la randonnée. Un serpent
d'une bonne centaine d'engins émerge du camp. Visite des sites
historiques. Il fait toujours beau, on débâche. Après tout,
c'est l'été.

Retour chez les indiens besogneux - sans arrêt - au camp
: 160 Dagoberts - comme le Roi - fabriqués "à la chaîne"
seront prêts pour la collation de midi. Expédition via "Hash"
la jeep de Gérard vers Marcourt où le personnel du SI local
accueille les équipages avec un drink bien apprécié - en
plus de sa gentillesse. La promenade se termine par un passage
sur le terrain militaire de la garnison de Marche-en-Famenne
où nos moteurs rugissent encore des gloires d'antan. Retour
au camp où le public admire le mouvement. C'est parti pour le
jeepkana. Quelques équipages s'y essayent. Pas facile
mais amusant. Et puis un challenge est toujours bien apprécié.
Les juges-arbitres
sont impitoyables, incorruptibles, pourtant j'en ai entendu
… donnant rendez-vous au bar, après ?
Une autre
odeur supplante celle du kaki. Le traiteur s'active,
et des petits groupes "par l'odeur alléchés" prennent
place sous la tente "mess". Le bruit des couverts durera
jusqu'en début de soirée.
Réception
des autorités et amis de "marque". Visite sympathique
de notre ministre Philippe Courard, botté par prévoyance. C'est
vrai, le terrain devient mou mais qu'importe c'est notre "field".
Nous recevons aussi, toujours avec grand plaisir Mr Guy Blockmans
de l'O.P.T. Merci à eux de venir apporter leur support. On attend
la remise des "souvenirs". Pour patienter, nous avons
droit à un tour de chant "en live" d'une dame "made
in USA", une vraie ! Superbe tour de chant qui ravi l'auditoire
rassemblé en notre espace convivial. Tous les clubs, ayant fourni
une délégation consistante, sont cités, puis un souvenir-club
leur est offert.
Après les
instants protocolaires ce sont d'autres hostilités qui débutent
: la soirée ambiance. Et de l'ambiance il y en eut ! Une animation
musicale de goût et un répertoire de qualité fit toute la réussite
de la soirée dansante. Et même si les musiciens furent "priés"
de jouer leur dernière note à 02.00 heures, les irréductibles
restèrent jusqu'à la fermeture du bar …, 03.30 heures. Quelqu'un
m'a rapporté : "c'est comme au tour de France, les équipes
de l'Indian sont dopées", au grand ravissement de tous cette
fois.
Le dimanche
matin, le clocher, le coq, et les - rares - bruits des
moteurs arrachent péniblement les guerriers de leur court
sommeil. D'autant que le ciel nous est tombé sur la tête - la
journée sera sous le signe pluie-éclaircies-pluies-éclaircies...
Fatalistes, tout le monde le prend avec le même optimisme
que la dame-de-la-météo. Croyez-vous que l'on capitula
devant les éléments ? Que nenni, le courage l'obstination,
l'esprit-club Indian firent que toutes les missions furent
accomplies avec brio, même si quelques jeux durent être annulés,
mais remisés pour 2007. Le public s'est tout de même faufilé
entre les gouttes et personne, parmi les valeureux participants,
ne regretta ce week-end et ce "petit quelque chose de spécial"
que leur apporte l'Indian Head.
A tous et
à toutes, qui par leur action, participation, font revivre une
des plus belles passions qui soient : l'entretien de notre patrimoine
historique et patriotique, un grand merci et spécialement aux
têtes d'indien grâce à qui ce week-end fut une belle réussite
: Guy, Alex, les Philippe(s), Jean-Marc, Jos, Claire, Lily,
Huguette, Béa, Anne, Léon, les André(s), Jean-François, Bernadette,
Lucie, Frédéric, Daniel, Jean, Gérard, Yvette, Nicolas, Jean-Pierre,
Mariette, Jacques, Mathieu, Willy.
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