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Verrou de la Gironde, les Allemands occupent Royan depuis
le 23 juin 1940.
En 1944, venant de Normandie et de Provence, les armées
alliées foncent vers l'Allemagne mais ne pénètrent
pas dans toute la région sud-ouest, comprise entre
la Loire, la côte Atlantique, les Pyrénées
et la Vallée du Rhône. Le commandement allemand
tente de replier ses troupes, mais laisse d'importantes garnisons
dans les ports qu'Hitler ordonne de tenir.
Les divers groupements de résistance - armée
secrète, F.F.I., F.T.P., maquis
- très
actifs dans le sud-ouest, entravent par tous les moyens les
mouvements de l'ennemi, obligent les Allemands à se
concentrer vers les grands centres et libèrent les
villes les unes après les autres. L'occupant se venge
par des sauvages représailles, Tulle, Oradour-sur-Glane
En août, si Bordeaux est délivré, les
Allemands conservent cependant des "poches" sur
l'Atlantique, à Royan, Pointe de Grave, La Rochelle,
Saint-Nazaire et Lorient. Avec environ 70 000 hommes, bien
abrités dans les excellentes fortifications du "Mur
de l'Atlantique", des installations portuaires permettant
de maintenir des liaisons maritimes entre les différents
pôles de résistance et aussi avec l'extérieur,
ils estiment pouvoir tenir longtemps.
"Opération Vénérable."
Allemands et français souhaitent guerroyer sans être
gênés par des civils, c'est pourquoi un accord
du 8 octobre 1944 permet d'en évacuer 8 000, dont 4
000 de Royan. Si l'état major allié se satisfait
de ce que la Résistance intérieure contienne
les forces allemandes encerclées, De Gaulle, désireux
d'une "victoire française en terre française",
réussit à le convaincre d'attaquer Royan. Dénommée
"Indépendance", une première
opération prévue le 25 novembre est reportée
au 25 décembre. Se qualifiant eux-mêmes, par
dérision, de "Forces françaises oubliées",
piaffant l'arme au pied depuis des mois, nos troupes s'estiment
frustrées d'un combat ardemment désiré,
d'une victoire certaine.
Au matin du 05 janvier 1945, deux vagues de bombardiers Lancaster
de la Royal Air Force rayent Royan de la carte, tout le monde
s'attend à une attaque terrestre, mais rien ne vient.
Dans un froid sibérien la guerre de position reprend.
De Gaulle n'admet toujours pas que des unités allemandes
restent invaincues à nous narguer, aussi, alors que
la fin de la guerre approche, hâte-t-il la décision
de relancer l'offensive pour le dimanche 15 avril. Rebaptisée
"Vénérable", il nomme
le général Ed. de Larminat commandant le "Détachement
d'armée de l'Atlantique", qui, afin que l'attaque
ne soit menée que par des unités régulières
et non des maquisards, "endivisionne" la
résistance. Pour cette opération de prestige
De Gaulle et les Alliés veulent une victoire certaine.
30 400 hommes, dont un tiers de troupes du Maghreb, 200 chars
de la Division Leclerc, 250 pièces d'artillerie, deux
bataillons de Génie, l'imposante escadre de la "French
Naval Task Force" qui comprend entre autres le cuirassé
"Lorraine", le croiseur "Duquesne",
sept dragueurs de mines canadiens pour nettoyer l'estuaire,
1200 forteresses volantes et B26 maraudeurs.

15 Avril 1945 - Royan - S.H.D.
L'opération débute le 14 avril, 1150 bombardiers
déversent 3 000 tonnes de bombes sur le réduit,
le lendemain, après une intense préparation
d'artillerie, 1350 bombardiers larguent à nouveau 4000
tonnes de bombes, les Américains déversent 725
000 litres de Napalm, nouveau liquide incendiaire expérimenté
pour la première fois, la terre, le sol même
flambent, Royan est un amas de pierres calcinées, de
ferrailles tordues.

Royan - Rue Gambetta en ruines
- S.H.D.
Après une vive défensive, au matin du 18, les
Allemands se rendent et défilent en grand uniforme
devant leurs vainqueurs, car le général Larminat,
chevaleresque, leurs accorde les honneurs militaires. La victoire
est totale. Ecrasé sous 153 550 coups de canon, 10
000 tonnes de bombes, l'ennemi compte 479 tués, 4600
prisonniers, nos troupes, 154 tués, 700 blessés,
sans oublier quelques dizaines de victimes civiles. Royan
libéré n'est qu'un champ de ruines.
Les 16 et 17 avril 2010, La ville de Royan,
représentée par Didier Quentin, Député-Maire,
organise les cérémonies commémoratives
du 65ème anniversaire de la Libération de la
Poche de Royan, les placent sous la présidence de monsieur
Hamlaoui Mékachéra, ancien ministre, avec la
participation de monsieur Dominique Bussereau, Secrétaire
d'Etat aux transports et président du Conseil général
de Charente-Maritime, confie au M.V.C.G. Sud Ouest,
la responsabilité de l'organisation d'un camp militaire
et d'une exposition statique sur l'esplanade Kérimel
de Kerveno et sa plage avoisinante, de même que les
défilés de véhicules militaires de collection
en la ville et celles avoisinantes de Vaux, ST Georges de
Didonne
Nombre d'anciens combattants ayant participé
à ces combats sont présents.

Elisant cette manifestation "Sortie fédérale
2010", la Fédération Française
M.V.C.G., et ses associations labellisées M.V.C.G.
que sont Sud Ouest, 86, Rhône Alpes, Midy Pyrénées,
40ème B.C.V.M., Languedoc Roussilllon, Patton Army,
Anjou Atlantique, Bordeaux detachment, Côte basque,
Sud est, Brothers 24, Dordogne, Cote d'Azur, Miltary Dragoon,
6th Cavalry, détachent alors 80 véhicules,
lourds, représentatifs de ceux de ces combats d'alors.
Fruit d'une longue et minutieuse préparation du
M.V.C.G. Sud Ouest, d'une organisation sans faille, confirmant
en cela l'adage "Lorsque l'on
a la volonté l'on ne trouve que des solutions, lorsque
l'on ne l'a pas, que des excuses.", un camp
de toile réaliste, un réel effort quant à
la qualité et les types des matériels et engins,
la présence de premiers groupes de reconstitution fédéraux,
la volonté de défilés logiques, cohérents,
"endivisionnés", de tenues correctes,
respectueuses, l'hommage à ces anciens qui pour certains
s'en revenaient pour la première fois en ces lieux,
une foule nombreuse, dense, attentive, émue, furent
les maîtres mots, le fil rouge puis le satisfecit de
cette commémoration réussie.
Egalement sur notre site Internet :
www.mvcgfrance.org/doc_et_pub/royan1945.htm
www.mvcgfrance.org/doc_et_pub/vieljeux.htm
Serge Pivot.
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