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La Charte des collectionneurs que vous vous apprêtez à
lire est le fruit d'un travail commun du vice-président
de la F.F. M.V.C.G. et des clubs de collectionneurs normands
très sensibilisés au poids de l'Histoire vécue
sur place, sous l'égide de l'Amiral Ch. Brac de la Perrière
président de "Normandie-Mémoire".
Les objectifs de cette Charte visent à battre en brèche
de soit-disant amateurs de Militaria, heureusement fort peu nombreux
mais qui, par des attitudes ou des comportements déplacés
voire farfelus, parfois extrémistes, d'un autre temps,
peuvent discréditer les véritables collectionneurs.
Les principes exposés dans cette Charte couvrent les activités
collectives organisées, mais aussi les comportements individuels,
et concernent :
la nécessaire attitude respectueuse des participants aux
activités organisées en Normandie dans le cadre
de commémorations du Débarquement,
le profond respect à l'égard des habitants, des
vétérans,
la nécessité, pour tout groupe de collectionneurs
souhaitant organiser une activité de reconstitution, de
se faire connaître de la Mairie de la commune concernée,
l'obligation de tenues correctes, du respect des tenues militaires,
et notamment l'obligation du respect de la loi de 1948 sur la
présentation d'uniformes des "armées de
l'Axe",
l'observation stricte de la législation, des règles
de sécurité et des consignes quant au port d'armes,
obligatoirement démilitarisées, dans le cadre de
reconstitutions ou de démonstrations de tirs à blanc,
et y compris lors de déplacements individuels,
l'observation stricte du décret d'application de la Loi
sur la Sécurité Intérieure afférant
au matériel militaire de collection. Ce décret est
d'ailleurs la preuve évidente de la confiance accordée
par les pouvoirs publics aux "collectionneurs responsables";
cette confiance ne saurait être déçue,
le respect absolu du code de la route et des consignes de sécurité
lors de tout déplacement, isolé ou en convois. L'organisation
de convois obéit à des règles spécifiques
qu'il est indispensable de suivre.
Je remercie tous ceux qui ont apporté leur contribution
à la réflexion et à la rédaction de
cette "Charte". Elle protège les collectionneurs
et elle avertit clairement la minorité qui pourrait chercher
à transgresser la Loi.
Pour la F.F. M.V.C.G., cette charte est - à mon avis
- le complément des actions menées par notre Fédération
conjointement avec la F.F.V.E. dans le cadre de la sauvegarde
de notre patrimoine technique et historique.
Le
06 juin 2008.
Le président F.F. M.V.C.G.
Alain Quéméner
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Charte
" Normandie Mémoire " de bonne conduite à
l'usage des
intervenants faisant uvre de collection et de reconstitution
historique
PREAMBULE
A côté
des vecteurs traditionnels de transmission de l'histoire des combats
du Débarquement et de la bataille de Normandie, les associations
de collectionneurs et acteurs de reconstitution historique participent,
d'une certaine manière, à l'entretien et à
la diffusion de la mémoire combattante, à l'expression
de la reconnaissance due aux libérateurs et à l'hommage
rendu aux victimes de cet épisode majeur de la seconde
guerre mondiale.
Dans l'intérêt
du public qui assiste à ces manifestations et des nombreux
collectionneurs et acteurs de reconstitution qui interviennent
sur le territoire bas-normand lors des célébrations
liées à la mémoire des événements
du 6 juin 1944 et de la bataille de Normandie -qu'ils soient en
association constituée ou indépendants - il est
apparu nécessaire de rappeler dans un même texte
certaines règles de droit, de comportement et de tenue
dont le respect garantira le bon déroulement de ce type
d'initiatives de mémoire.
Article 1er -Objet :
La présente
charte a pour objet de faire respecter l'esprit du lieu et la
mémoire des combattants venus libérer l'Europe,
mais aussi de préciser les règles et précautions
que tout collectionneur et acteur de reconstitution doit mettre
en uvre dans le cadre des manifestations ou expositions
historiques auxquelles il participe.
Le collectionneur,
l'acteur de reconstitution -qu'il agisse dans le cadre associatif
ou de façon autonome -doit respecter les dispositions légales
en vigueur, celles de la présente charte et les éventuelles
consignes et règles propres au site d'accueil de la manifestation
ou de l'exposition considérée.
Les organisateurs
de manifestations liées à la mémoire de ces
évènements, qu'ils soient responsables d'association
ou personnes indépendantes, sont chargés de faire
respecter la loi, les dispositions de la présente charte
ainsi que les règles particulières précitées,
dans le cadre de la manifestation dont ils ont la charge.
Tout manquement
aux principes évoqués ci-dessus engage la responsabilité
de chacun.
Tout signataire
de la charte est individuellement responsable de la bonne exécution
de ses dispositions dans le cadre de la mise en uvre des
actions de reconstitution et d'exposition dont il porte la responsabilité.
Article 2 -Respect de " l'esprit du lieu " :
Le territoire
bas-normand est le symbole du sacrifice consenti par les alliés
de jeunes soldats venus du ciel et de la mer pour libérer
le territoire du joug nazi et restaurer les valeurs humanistes
et les principes démocratiques en France et en Europe.
Ceux qui font uvre de collection et de reconstitution participent
à la mémoire de ces événements. Chacun
doit s'attacher à le faire dans le plus grand respect de
l'histoire, des combattants et des victimes et adopter une attitude
à la hauteur de l'événement.
La célébration
de ces jours historiques ne s'inscrit nullement dans le cadre
d'une glorification de la guerre. Il ne saurait être concevable
que le seul fait militaire soit le symbole des manifestations
ou expositions historiques. Le respect de la mémoire est
un vecteur d'humanisme. Il véhicule un message de paix,
d'amitié entre les peuples, de démocratie et de
liberté, au nom des victimes civiles et militaires qui,
par leur sang ont payé le prix de ces valeurs.
Article 3 -Déclaration des manifestations et expositions
historiques :
Les associations
ou acteurs de reconstitution indépendants doivent se présenter
dans chaque mairie du lieu d'organisation de manifestations pour
signaler leur présence et remettre un exemplaire signé
de la présente charte, actant leur engagement à
observer toutes ses dispositions. La commune doit ensuite informer
de la manifestation les autorités compétentes.
Lors de leur déclaration, les responsables d'association
ou indépendants doivent être munis d'une autorisation
explicite du propriétaire des lieux où se tiendra
la reconstitution.
Les conditions
d'organisation de la manifestation (notamment les dates et heures
autorisées, l'espace public occupé
) doivent
être définies en accord avec la mairie concernée
et donnent lieu à l'élaboration d'un document écrit.
Ce dernier sera présenté à toute demande
de l'autorité de police.
S'agissant de
la reconstitution de scènes de bataille, celle-ci doit
faire l'objet d'une autorisation préfectorale préalable
et ne doit, en aucun cas, avoir lieu à proximité
des monuments aux Morts, mémoriaux et cimetières
militaires.
La déambulation
en uniformes, avec port d'armes, en dehors des manifestations
précitées n'est pas tolérée.
Toutes infractions
constatées peuvent faire l'objet de poursuites par l'autorité
de police selon les dispositions énoncées dans le
code pénal et rappelées à l'annexe 1 à
la présente charte.
Article 4 -Comportement :
Il est demandé
à chaque acteur de reconstitution historique d'avoir, en
toutes circonstances, un comportement digne et exemplaire devant
le public ; l'annexe 2 à la présente charte apporte
toutes précisions utiles quant aux exigences particulières
imposées à ceux qui font uvre de reconstitution
en présence du public.
L'encadrement
du groupe de reconstitution doit être permanent ; le président
de l'association ou le responsable du groupe nommément
désigné aux autorités publiques est responsable
de la bonne tenue des membres et de la conformité de l'exécution
des prestations conformément à la déclaration
préalable évoquée à l'article 3 précité
du présent texte.
Article 5 -Tenue :
Les tenues correspondantes
à l'époque représentée par la manifestation
sont autorisées, y compris de très bonnes copies.
Le responsable
de la manifestation est chargé, après avoir vérifié
chaque tenue, de délivrer une autorisation de participation
à chaque figurant.
Le port de la
tenue militaire historique n'est autorisé que lors des
périodes (jours et heures) définies avec l'autorité
publique.
Le port d'uniformes
et d'attributs pouvant générer un risque de trouble
à l'ordre public en raison des faits historiques qu'ils
peuvent rappeler est, de façon générale,
à prohiber. Toutefois et à titre dérogatoire,
lorsqu'il est autorisé par les mairies ou organismes concernés
lors d'un événement spécifique (reconstitution
d'une scène historique par exemple), il est impératif
de veiller à ce que ce port soit strictement circonscrit
au lieu et à la durée de l'évènement
considéré. A l'issue de la représentation,
les figurants concernés doivent sans délai revêtir
une tenue civile.
Le port illicite
de décorations officielles est interdit conformément
aux dispositions du code pénal. Il en va de même
s'agissant des décorations étrangères.
Les précisions
complémentaires concernant la tenue sont mentionnées
à l'annexe 3 à la présente charte.
Article 6 -Armes :
Toutes les armes
utilisées dans le cadre des expositions et reconstitutions
historiques doivent être conformes à la législation
française en vigueur relative à la détention
et l'utilisation d'armes et au type d'armement fourni en dotation
réglementaire à l'époque considérée.
Chaque responsable
d'un groupe de reconstitution ou organisateur d'une exposition
doit fournir au maire concerné qui le transmet à
la brigade de gendarmerie compétente, le descriptif récapitulatif
détaillé des armes et matériels de guerre
qui seront employés, et ce, dans un délai minimum
de 15 jours avant la tenue de l'événement.
Chaque exposant
ou participant devra ultérieurement être en mesure
de présenter à tout moment les certificats de conformité
des armes et matériels qu'il détient.
Les dispositions
particulières concernant la présence et l'utilisation
d'armes historiques sont précisées à l'annexe
4 de la présente charte.
Article 7 -Véhicules :
L'aspect des véhicules
militaires de collection présentées dans le cadre
d'une exposition statique, d'un défilé ou lors d'une
scène de reconstitution, doit par ailleurs tenir compte
de la réalité historique et se rapprocher le plus
possible de l'époque évoquée.
Le maire, et par
délégation, toute personne chargée d'encadrer
la manifestation, peut refuser l'accès d'un site à
tout véhicule de collection qui s'écarte de cette
exigence historique et qui n'aurait pas été en mesure
de satisfaire aux exigences particulières détaillées
à l'annexe 5 de la présente charte.
Article 8 - Signature de la charte :
De manière
générale, la signature de la présente charte
emporte l'adhésion de principe de l'association ou du groupe
de collectionneurs et acteurs de reconstitution à l'ensemble
des valeurs énoncées dans le texte.
Plus particulièrement,
chaque manifestation entrant dans le champ d'application de ce
document doit donner lieu à une nouvelle signature de la
charte par l'association organisatrice, actant de ce fait son
souci de satisfaire à l'ensemble de ses prescriptions et
recommandations dans le cadre de la mise en uvre de l'événement
spécifique dont il s'agit.
Une fois signée,
la charte est transmise à l'association Normandie Mémoire
qui assure sa conservation.
A CAEN, le 27 mai 2008

Charte
" Normandie Mémoire " de bonne conduite à
l'usage des
intervenants
faisant uvre de collection et de reconstitution historique
Votre acte d'engagement à déposer dans les mairies
des communes dans lesquelles
vous
souhaitez être présent(s)
ANNEXE 1
Rappel réglementaire
Article 433-14
du code pénal (ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre
2000 art.3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le
1er janvier 2002) :
" Est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende
le fait, par toute personne, publiquement et sans droit :
1º de porter un costume, un uniforme ou une décoration
réglementés par l'autorité publique ;
2º d'user d'un document justificatif d'une qualité
professionnelle ou d'un insigne réglementés par
l'autorité publique ;
3º d'utiliser un véhicule dont les signes extérieurs
sont identiques à ceux utilisés par les fonctionnaires
de la police nationale ou les militaires. "
Article 433-15
du code pénal (ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre
2000 art.3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le
1er janvier 2002) :
" Est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros
d'amende le fait, par toute personne, publiquement, de porter
un costume ou un uniforme, d'utiliser un véhicule, ou de
faire usage d'un insigne ou d'un document présentant, avec
les costumes, uniformes, véhicules, insignes ou documents
distinctifs réservés aux fonctionnaires de la police
nationale ou aux militaires, une ressemblance de nature à
causer une méprise dans l'esprit du public. "
Article R645-1
du code pénal :
" Est puni de l'amende prévue pour les contraventions
de 5ème classe le fait, sauf pour les besoins d'un film,
d'un spectacle ou d'une exposition comportant une évocation
historique, de porter ou d'exhiber en public un uniforme, un insigne
ou en emblème rappelant les uniformes, les insignes ou
les emblèmes qui ont été portés ou
exhibés soit par les membres d'une organisation déclarée
criminelle en application de l'article 9 du statut du tribunal
militaire international annexé à l'accord de Londres
du 8 août 1945, soit par une personne reconnue coupable
par une juridiction française ou internationale d'un ou
plusieurs crimes contre l'humanité prévus par les
articles 211-1 à 212-3 ou mentionnés par la loi
n° 64-1326 du 26 décembre 1964.
Les personnes
coupables de la contravention prévue au présent
article encourent également les peines complémentaires
suivantes :
1° L'interdiction
de détenir ou de porter, pour une durée de trois
ans au plus, une arme soumise à déclaration ;
2° La confiscation
d'une ou de plusieurs armes dont le condamné est propriétaire
ou dont il a la libre disposition ;
3° La confiscation
de la chose qui a servi ou était destinée à
commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit ;
4° Le travail
d'intérêt général pour une durée
de vingt à cent vingt heures ;
Les personnes
morales peuvent être déclarées responsables
pénalement, dans les conditions prévues par l'article
121-2, de l'infraction définie au présent article.
Les peines encourues
par les personnes morales sont :
1° L'amende,
suivant les modalités prévues par l'article 131-41
;
2° La confiscation
de la chose qui a servi ou était destinée à
commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit.
La récidive
de la contravention prévue au présent article est
réprimée conformément aux articles 132-11
et 132-15. "
Article
55 du décret n° 95-589 : " les armes exposées
ou stockées dans la réserve sont rendues inutilisables
par l'enlèvement des pièces de sécurité.
Les armes et les éléments d'armes exposés
en permanence sont, en outre, enchaînés ou équipés
d'un système d'accrochage de sécurité s'opposant
à leur enlèvement ".
ANNEXE 2
Comportement
Les prescriptions
contenues à l'article 4 de la présente charte sont
complétées comme suit.
Tous actes, discours,
écrit ou comportement qui ne serait pas respectueux de
l'esprit du lieu et des manifestations autorisées sera
sanctionné.
Les acteurs de
reconstitution doivent être fiers de représenter
les libérateurs qu'ils incarnent et conserver une attitude
digne et militaire durant les cérémonies commémoratives
auxquelles ils peuvent éventuellement être associés,
à la demande des mairies concernées ou des organisateurs.
Toute forme de
salut, lors de l'exécution des hymnes nationaux ou militaires
ou au cours des cérémonies officielles, est formellement
interdite.
Sauf cas exceptionnel,
il est de rigueur de prendre la position dite du " garde
à vous ", en unité composée ou à
titre individuel, dans le plus strict respect du silence qui s'impose
lors des cérémonies et de ne procéder à
aucun maniement d'armes.
En cas d'exposition
statique ou de reconstitution de camps alliés, et notamment
en présence du public, il est indispensable de faire disparaitre
tous les objets de la civilisation actuelle ; celui qui fait uvre
de reconstitution doit accepter de vivre dans l'époque
choisie - au détriment parfois de son confort personnel
- car c'est aussi là une forme d'hommage aux vétérans.
ANNEXE 3
Tenue
En complément
des dispositions énoncées à l'article 5 de
la présente charte, l'attention de chaque collectionneur
ou acteur de reconstitution est appelée sur le fait que
le port de la tenue militaire implique pour son détenteur
de veiller impérativement à honorer l'uniforme porté
et à se comporter, en toutes circonstances, avec respect
et modestie.
L'acteur de reconstitution
doit être propre, rasé, avoir les cheveux courts
et ne porter aucun accessoire non approprié à la
représentation du soldat de la période évoquée.
Les tenues vestimentaires
doivent être en parfaite conformité avec la formation
militaire représentée et l'équipement doit
être porté réglementairement. Les tenues fantaisistes
sont à écarter, notamment les tenues paramilitaires
sans rapport avec la période historique concernée.
Les acteurs de
reconstitution ne doivent porter que les tenues, équipements
et armes qui sont en relation avec la catégorie de personnels
qu'ils sont censés représenter (cas des personnels
féminins par exemple).
Les organisateurs
doivent également veiller à ce que, en tenant compte
de l'âge des membres du groupe, chaque participant soit
dans son rôle.
Ainsi, dans les
pelotons, sections ou détachements, la priorité
doit être donnée aux jeunes lesquels ne devraient
pas porter, en règle générale, des grades
d'officiers voire d'officiers supérieurs, ceci dans le
cadre du strict respect de l'histoire. Une attention particulière
doit être portée au port des grades, qui doit se
faire en conformité avec l'époque, étant
rappelé qu'il n'y avait pas une majorité d'officiers
et de sous-officiers.
Dans un souci
d'authenticité historique, il faut également s'efforcer
à ce que le groupe de reconstitution soit homogène
dans sa composition, en évitant notamment le mélange
des genres (fantassins, marins, aviateurs, ou Britanniques, Américains,
Français etc).
Si le port illicite de décoration est interdit, il est
toutefois admis que lors des scènes de reconstitution,
les médailles ou rubans de campagne, de bonne conduite
ou badges de qualification, soient autorisés à être
portés sur la tenue de sortie conformément et en
relation avec les règlements militaires en vigueur durant
la période évoquée.
Après avoir
vérifié chaque tenue, le responsable de la manifestation
(ou son délégué), est chargé de délivrer
une autorisation de participation à chaque figurant.
ANNEXE 4
Armes
Le port d'armes
est formellement interdit, notamment celles de la 6ème
catégorie (armes dites blanches) qui sont uniquement présentées
en exposition.
Toutefois, lors
des manifestations autorisées par l'autorité territoriale,
aux lieux, jours et heures donnés, les armes de la 6ème
catégorie, de la 7ème catégorie (tir à
blanc), dûment déclarées lorsque la législation
l'impose ainsi que celles de la 8ème catégorie dites
"historiques et de collection" (lesquelles sont neutralisées)
peuvent être portées par les acteurs de reconstitution
historique dans le cadre de certains scénarios.
D'une façon
générale, toutes les armes et munitions emportées
doivent être conformes à la législation française,
notamment au décret n° 95-589 du 6 mai 1995 (relatif
à l'application du décret du 18 avril 1939 fixant
le régime des matériels de guerre, armes et munitions),
version consolidée au 4 mai 2007.
Les certificats
doivent être présentés à toute réquisition
des forces de l'ordre.
Depuis la parution
du décret n° 2005-1463 du 23 novembre 2005 paru au
Journal Officiel du 30 novembre 2005, l'acquisition et la détention
des armes de 2ème catégorie par les personnes physiques
et les associations doivent être autorisée par le
préfet, par dérogation au principe d'interdiction
d'acquisition et de détention de telles armes.
Il convient donc
que les détenteurs de tels matériels soient en mesure
de présenter cette autorisation en cas de contrôle,
notamment par les forces de l'ordre.
Sont concernés
les matériels de 2ème catégorie cités
dans les paragraphes 1, 2, 3, 4b) et 4c) tels qu'énumérés
à l'article 1 du décret n° 95-589 du 6 mai 1995
relatif au régime des matériels de guerre, armes
et munitions. Parmi ceux-ci, on trouve notamment sans que cette
liste soit limitative :
- les chars de combat ;
- les véhicules protégés par un blindage
ainsi que les chars de dépannage (engins blindés
du génie tel que poseur de mines, des véhicules
semi-chenillés tels que les Half-Track, des véhicules
à roues tels que des E.B.R, A.M.M. 8, A.M.L. 60) ;
- les avions ;
- les navires de guerre ;
- les véhicules non blindés équipés
à poste fixe ou munis d'un dispositif spécial
permettant le montage ou la mise en uvre d'armes ;
- les équipements d'emport ou de largage de charges
parachutées ;
- les matériels de transmission et de télécommunication
destinés aux besoins militaires ou à la mise en
uvre des forces, les matériels de contre mesures
électroniques.
Les
armes doivent avoir été préalablement neutralisées.
S'agissant des
armes tirant à blanc, celles-ci ne peuvent être autorisées
que dans le cadre de scènes de reconstitution de batailles;
toutefois, elles doivent être systématiquement déchargées
en dehors de ces manifestations dûment autorisées
et localisées à la fois dans le temps et dans l'espace.
Les munitions doivent être placées dans une boîte
en fer sécurisée.
Tout possesseur
des armes précitées doit remettre ses équipements
dans une zone indiquée dite " réserve ",
dûment contrôlée et sécurisée
; les armes seront ensuite récupérées pour
les manifestations prévues, et seulement pour ces occasions.
Toute personne
portant une arme (qu'elle soit démilitarisée ou
à blanc) ne peut entrer dans une zone contrôlée
par les services officiels de sécurité (Gendarmerie
ou Police nationale) sauf autorisation expresse de la personne
morale organisatrice.
Par ailleurs,
aucun véhicule armé ne peut pénétrer
dans une zone de 100 mètres autour d'un lieu où
se passe une cérémonie comprenant la participation
de hautes autorités françaises ou étrangères,
sauf autorisation expresse délivrée par les autorités.
Dans un souci de réalisme historique, les armes portées
par chaque figurant doivent correspondre à la dotation
individuelle de chaque soldat de l'époque.
L'utilisation
de ces armes doit se faire de manière responsable et non
menaçante sous peine de poursuite.
Le maniement des
armes ne doit se faire que sur autorisation et contrôle
du responsable du groupe de reconstitution et en plein accord
avec les autorités.
Outre l'observation
des différentes dispositions précitées, le
respect des formalités d'usage, notamment à destination
de l'administration des douanes, est exigé des collectionneurs
et acteurs de reconstitution étrangers amenés à
importer sur le territoire national des armes de collection.
Ainsi, leurs propriétaires
doivent notamment détenir avec eux les certificats adéquats
de leur pays d'origine de façon à être en
mesure de les présenter à toute réquisition
de l'autorité de police.
ANNEXE 5
Véhicules
Généralités :
Conformément
aux dispositions de l'article 7 de la présente charte,
le maire, et par délégation, toute personne chargée
d'encadrer la manifestation, peut refuser l'accès d'un
site à tout véhicule qui ne remplirait pas les obligations
réglementaires et d'authenticité historique décrites
ci-après.
Les véhicules
militaires de collection qui participent à une reconstitution
doivent être en bon état de fonctionnement mécanique
et être en règle au regard du code de la route (certificats
d'immatriculation, contrôle technique et attestation d'assurance
à jour).
Leurs conducteurs doivent être en possession des permis
de conduire correspondants à chaque type de véhicule
conduit. Ils s'engagent à respecter scrupuleusement le
code de la route et à être particulièrement
attentifs au public lors des déplacements sur le lieu des
manifestations.
L'aspect des véhicules
doit tenir compte de la réalité historique et se
rapprocher le plus possible de l'authenticité ; il est
rappelé à cet effet que les marquages ne sont pas
un élément de décoration mais correspondent
à des informations et des règles très précises.
Lorsque les marquages d'un véhicule sur photos d'époque
sont utilisés, le véhicule doit dès lors,
être la copie exacte du véhicule pris en exemple.
Lorsqu'il s'agit
de véhicules chenillés, ceux-ci doivent être
équipés de chenilles caoutchouc et/ou de protections
sur les chenilles (pour les tanks). Les tanks ne peuvent rouler
sur les routes qu'avec une autorisation spécifique délivrée
par la Préfecture concernée.
Circulation en convoi :
La circulation
de véhicules militaires de collection sur routes doit être
autorisée préalablement afin d'éviter tout
bouchon, ralentissement ou problème sur les axes de circulation.
Tout convoi non autorisé peut être stoppé
ou détourné sur une route annexe par les forces
de l'ordre.
En dehors des
actions spécifiquement commémoratives, les véhicules
doivent allumer leurs feux de croisement afin d'être mieux
vus des autres usagers de la route mais aussi du chef de convoi
qui aura été désigné avant le départ.
En cas de panne
sur la route, seul le véhicule suivant le véhicule
en panne doit s'arrêter et venir en aide ; les autres engins
continuent leur route jusqu'au moment où le chef de convoi
pourra stopper l'ensemble en toute sécurité pour
les participants et les autres usagers.
L'utilisation
des sirènes n'est faite qu'après autorisation du
chef de convoi et cela, en accord avec les autorités.
Lors des convois voulant représenter ceux des alliés,
les responsables de la manifestation doivent veiller à
ce que les véhicules n'arborent pas une débauche
de drapeaux, préjudiciable au souci de réalisme
historique.
Convois étrangers :
La circulation
d'un convoi de véhicules militaires de collection étrangers
sur le territoire national nécessite en outre le respect
des règles rappelées ci-après.
Les véhicules
doivent être assurés par une compagnie d'assurance
de leur pays, compagnie reconnue en France, et les propriétaires
doivent être munis en permanence de l'attestation d'assurance
correspondante.
Tout groupe ou
collectionneur indépendant désirant circuler sur
le territoire national avec un ou plusieurs véhicule(s)
militaire(s) de collection doit demander son enregistrement et
sera admis sous un certificat " AIMG " millésimé.
Une dérogation
à l'obligation de produite une AIMG est prévue à
l'article 73 du décret n° 95-589 du 6 mai 1995 modifié
par le décret n° 2005-1222 du 28 septembre 2005, pour
les matériels de guerre de 2ème catégorie
importés sous le régime douanier de l'admission
temporaire. Les véhicules ou engins chenillés doivent
être transportés par un autre véhicule muni
de pneumatiques conformément à l'article R 314-1
du code de la route pour circuler sur le territoire national.
Il devra en outre
être fourni à l'administration des Douanes Françaises
une liste détaillée des véhicules et des
adresses en France au moment du séjour, ceci permettant
de limiter l'attente aux douanes à l'arrivée en
France.
Par ailleurs,
doivent être fournis au Service des Douanes, Préfecture
ainsi qu'à la Gendarmerie nationale :
-
la
feuille de route en France ;
-
la liste des véhicules avec leur numéro d'enregistrement
;
-
les noms, adresses, numéros des passeports de tous les
membres du groupe ;
-
le programme du séjour sur le territoire national ;
-
la
demande pour tout mouvement de convois sur les routes comprenant
les dates et horaires, etc
Dans
le cas où des véhicules armés sont concernés,
les numéros de série peints sur la carrosserie des
véhicules sont également à fournir.
Disposition particulière :
Les propriétaires
des véhicules entrant dans le champ d'application de l'annexe
4 à la présente charte doivent se conformer aux
dispositions réglementaires en vigueur rappelées
dans l'annexe précitée.
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